Tout schuss vers la dictée !

La saison de ski n’est pas encore ouverte, mais cela fait déjà quelques années que je pratique les « pistes » pour la dictée en 6e.

J’ai toujours trouvé l’exercice de dictée notée assez « extrême ». En effet, un excellent élève en orthographe aura toujours une excellente note (sauf accident… de parcours). Une dictée ne présente pour lui aucune difficulté. A l’inverse, un élève en grande difficulté (ou dysorthographique) aura toujours zéro si on utilise la méthode « traditionnelle » de la dictée. Comment aider chacun à progresser tout en tenant compte des différences de niveau ?

L’idée des « pistes », comme les pistes de ski qui indiquent un niveau de difficulté, consiste à proposer 4 types d’exercices différents.

PISTE NOIRE : L’élève ne commet aucune faute lorsqu’il est en dictée ? Je lui propose un court exercice de production écrite  dans lequel il ne doit faire aucune erreur. La compétence évaluée devient donc « Je sais écrire correctement dans une production d’écrit spontanée ».

PISTE ROUGE : Généralement, il s’agit de l’exercice de dictée « classique ».

PISTE BLEUE : Il peut s’agir du texte de la dictée « classique » mais l’élève bénéficie d’un support (texte à trous, liste de points de vigilance, droit à des fiches-outils…). Il doit recopier le texte en entier.

PISTE VERTE : Les élèves les plus fragiles en orthographe ont un support plus « aidant », selon les difficultés, un texte à choix multiples comme au brevet, un texte avec erreurs à identifier et à corriger… Ils doivent recopier le texte en entier.

Cette idée de « pistes » plaît bien aux élèves de 6e qui appréhendent moins l’exercice de dictée. Et bien sûr, en cours d’année, ils peuvent grimper vers de plus hauts sommets! …

NB : J’utilise aussi ce principe de différenciation pour les TWICTEES ! 😉

Rentrée 2016, on y est !

Après une remise en route des plus réjouissante à Ludovia#13, université d’été du numérique éducatif à Ax-Les-Thermes (que de rencontres!!), je suis prête pour une nouvelle année riche en découvertes!

Cette année encore, chaque classe aura son propre blog, hébergé sur lewebpedagogique.com, qui me permet de naviguer facilement d’un blog à l’autre.

L’avantage d’un blog de classe (plutôt qu’un blog enseignant qui regrouperait toutes les classes) est selon moi le sentiment de partager, en plus de l’espace classe, un second espace commun, virtuel celui-là. J’ai trouvé que cela renforçait la cohésion de classe, mais aussi la connivence avec l’enseignant. De plus, cela permet aux collègues qui le souhaitent (ma collègue d’hist-géo par exemple dans une 4e), de participer aussi à la vie du blog de classe.

Au menu cette année :

En 6e : twittclasse

En 4e :

D’autres projets sont encore à l’état embryonnaire, je les partagerai bien sûr s’ils se concrétisent.

Et toujours des essais en classe inversée (voir capsules vidéos, au fond à droite), en travail en îlots (à formaliser), avec une envie de se lancer dans les plans de travail…

BONNE RENTREE A TOUS !

Caroline.

 

PADLET, si simple et pourtant, si inspirant !

Je crois que c’est la trouvaille numérique qui a le plus modifié mes pratiques pédagogiques. J’y ai très souvent recours, dans des contextes variés… Je trouve cet outil à la fois très très simple mais esthétique. Il met vraiment en valeur les productions d’élèves par exemple.

Dernière utilisation : nous travaillons sur l’épisode du Déluge en classe (texte biblique, extrait du Coran et de L’épopée de Gilgamesh). Pour relier ce récit à notre monde moderne, les élèves ont dû mener l’enquête sur le web ou ailleurs et trouver des réécritures, des détournements de l’épisode biblique à notre époque. Le résultat est, je trouve, assez intéressant. Je vais voir comment amener les élèves à réfléchir à la notion de mythe en parcourant le padlet que nous créons ainsi petit à petit.

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Si vous voulez découvrir l’histoire de Noé sous un nouveau jour, rendez-vous sur : http://padlet.com/mmegerber/deluge

Voici d’autres exemples de padlets

Pour exposer des productions d’élèves : http://padlet.com/mmegerber/theatreXIXe4e / http://padlet.com/mmegerber/bible /

Pour rassembler des mots-clés : murs des mots 

Pour créer un parcours de travail en autonomie : http://padlet.com/mmegerber/FO6

Pour regrouper des critiques de livres ou de pièces : http://padlet.com/mmegerber/maupassant

Projet Twittconte : Attention, chantier en cours !

Si le numérique a bien un avantage indéniable, c’est celui de créer du lien. L’expérience au Printemps du Numérique à St Malo me l’a confirmé ce mois-ci ! Lors de ce congrès, j’ai eu la chance de rencontrer ma partenaire twittconteuse, Christelle Lacroix, avec qui nous nous étions lancés depuis la twittophère dans le projet un peu farfelu du twittconte ! Imaginé par Bruno Mallet et Régine Forgione, le twittconte consiste à réécrire un conte en utilisant Twitter comme média de narration. Chaque personnage « possède » un smartphone, un compte Twitter et fait vivre le conte via le réseau social.

Le projet n’a jamais été mené au collège et pour cause : nous avons des contraintes horaires qui ne nous encouragent pas à nous lancer dans ce genre de projet, assez chronophage et qui demande une plage horaire suffisamment grande pour le LIVE twittconte. Mais l’expérience est pour l’instant très positive et j’observe à chaque séance un véritable engagement des élèves dans le projet.

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Le projet est en cours de réalisation : les élèves ont déjà préparé un certain nombre de tweets, regroupés dans une timeline pour vérifier le bon déroulement de l’histoire. Demain, ils vont « peaufiner » leurs connaissances du langage twitter avec la professeur-documentaliste. Puis nous préparerons une banque d’images qui viendront illustrer les tweets. Les « chefs » du Twittconte ont déjà créé les différents comptes (attention à l’homophonie) pour les différents personnages en les affublant d’un portrait « fait maison ».

Tout ça pour vous dire : RENDEZ-VOUS SUR TWITTER !

flyer

(affiche réalisée par Christelle)

Avoir un blog de classe ? Qu’en pensent les élèves ?

En lisant le thème du prochain Ludovia #13 (« Présence, attention et engagement »), je me suis demandée si le blog, mis en place dans chaque classe depuis septembre, apportait vraiment quelque chose aux élèves. S’il leur permettait de se sentir plus engagés dans leurs apprentissages et si les cours de langue en classe inversée (on commence doucement, hein!) leur permettaient d’être plus présents en classe.

C’est pourquoi je leur ai soumis un petit sondage auquel ils sont actuellement en train de répondre. Pour l’instant, les résultats sont plutôt positifs. Les élèves sont contents d’avoir un espace à eux en dehors de la classe pour visionner les capsules, (re)voir leurs différentes productions… Ils trouvent le blog plutôt pratique et intéressant; la principale critique reposant essentiellement sur des problèmes techniques, de connexion par exemple. Par ailleurs, si certains apprécient de pouvoir partager un « bout » de leur classe, d’autres au contraire jugent que l’accès de tous à leur blog est un inconvénient…

Lorsque j’en ai parlé avec mes 4e lors d’une heure de vie de classe (j’ai vraiment trouvé ce thème inspirant…), ils ont toutefois nuancé le sondage  en disant que le blog ne les invitait pas à s’engager davantage dans leurs apprentissages. Pour ceux qui se sentent « concernés », le blog est un espace supplémentaire qu’ils apprécient et qu’ils consultent régulièrement. Pour ceux par contre qui se jugent « peu investis » dans leurs apprentissages, le blog n’apparaît pas comme un facteur « engageant » ou qui favorise l’attention en classe.

Alors comment le numérique peut-il permettre un engagement accru de l’élève ? Quel est le véritable bénéfice du blog ? Je continue mes investigations et attends avec impatience les conférences éclairées de la prochaine université d’été de Ludovia.

Séance de correction d’évaluation – PARTIE 2 : Bilan des élèves

Suite à la séance d’hier, j’ai demandé aux élèves de me livrer leurs ressentis par rapport à cette démarche. Dans la grande majorité, ils ont préféré cette séance à une séance de correction en commun « classique ». Ceux qui préfèrent une correction collective sont des élèves avec quelques difficultés, qui ont besoin d’être rassurés, qui ont peur de mal faire. J’ai rappelé à ces élèves-là que je suis disponible durant la séance pour les aider individuellement s’ils en ressentent le besoin. Avoir la correction « du prof », tous la même, leur donne l’impression de mieux comprendre (est-ce vraiment le cas?).

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Comment rendre une séance de correction d’évaluation plus efficace ?

Cette question, je me la pose depuis que j’ai commencé à enseigner. Comment faire pour corriger une évaluation en classe sans que cela devienne d’un ennui mortel pour :

1- les bons élèves qui ont eu 18/20 et ont déjà (presque) tout compris

2- les élèves en difficulté qui auraient besoin de plus de temps, de plus d’explications ?

Alors, depuis quelques temps, je « teste » des choses pour essayer de rendre ces séances plus efficaces, plus utiles aux élèves. Je ne suis pas du tout sûre de détenir la bonne formule, mais je sais qu’aujourd’hui les élèves sont plus actifs dans leur correction.

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Travailler l’oral en 6e

Je suis souvent déçue par les prestations des élèves qui « récitent » (au sens un peu péjoratif du terme) leur texte en classe. Même si on prépare la mise en voix (que je préfère à « récitation ») en amont, je trouve que le résultat en deçà des capacités des élèves. La cause est souvent le trac de parler devant les autres, ou la peur d’oublier leur texte. Au théâtre, c’est différent, ils jouent quelqu’un d’autre. Pour la mise en voix, ils ont plus de mal à prendre du recul (ils sont si près de la classe!).

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Univers épistolaire du XIXe : La pratique du billet

Au cours du Parcours Littéraire sur l’univers épistolaire en 4e, nous avons étudié des échanges de billets entre George Sand et Gustave Flaubert. Pour leur permettre de bien comprendre cette pratique courante au XIXe siècle et de découvrir les liens entre les écrivains de cette époque, je leur ai proposé de se prêter au jeu de l’échange de billets.

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